La dépréciation des stocks n’est pas un sujet comptable…c’est un sujet de pilotage.
- 28 avr.
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Analyser ses stocks, tout le monde sait qu’il faut le faire. Mais entre un stock théorique, un stock physique, un stock obsolète et un stock qui ne tourne presque plus, il y a parfois un écart suffisant pour fragiliser toute une lecture de l’entreprise.
Un inventaire physique n’est donc pas une formalité. C’est un point de vérité. Une fois le stock comptabilisé, il faut revenir à la marge, la recalculer, la comparer aux exercices précédents, aux données du secteur, parfois même aux pratiques des concurrents quand elles sont accessibles. Si l’écart est significatif, il doit pouvoir s’expliquer…Sinon, il doit alerter…
Un stock mort peut avoir perdu 100 % de sa valeur. Un stock à rotation lente peut, lui, perdre de la valeur tout en continuant à générer des coûts : stockage, manutention, immobilisation de trésorerie, complexité opérationnelle. À ce stade, la question n’est plus seulement : “Combien vaut mon stock ?”…La vraie question devient : “Quelle part de mon résultat repose encore sur une valeur qui n’existe plus vraiment ?”
La dépréciation des stocks doit alors être évaluée avec méthode, catégorie par catégorie, avec prudence et avec l’appui de l’expert-comptable. C’est un exercice légal, comptable et structurellement sensible.
Mais ne pas le regarder peut coûter beaucoup plus cher…Un stock mal lu rassure artificiellement…Un stock bien analysé remet parfois les pieds sur terre…
© S.O.L. Consulting



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