Le SWOT ne cartographie pas votre réalité…il cartographie l'idée que vous en avez.
- 7 avr.
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Tout dirigeant connaît l'outil. Forces, faiblesses, opportunités, menaces. Une grille simple, supposément neutre. On s'y installe, on réfléchit, on remplit. Et on appelle ça de la stratégie.
Ce que l'exercice ne dit pas : chaque case que vous remplissez est filtrée par ce que vous avez déjà vécu, cru, raté, craint. Une faiblesse identifiée peut être une croyance installée depuis dix ans. Une menace perçue peut être la trace d'un échec passé, pas une donnée de marché. Une force sous-estimée peut l'être parce que personne dans votre histoire professionnelle ne l'a jamais nommée. Vous ne faites pas un état des lieux. Vous faites un portrait de vos ancrages.
Le dirigeant avec des équipes n'est pas mieux loti. Il croit que consulter ses collaborateurs enrichit l'analyse. Parfois oui. Mais souvent, les biais du groupe s'alignent sur ceux du chef (par loyauté, par prudence, par culture interne)… Ce qu'on appelle alors "vision collective" est parfois la consolidation organisée des mêmes angles morts.
Ce n'est pas un défaut de méthode. C'est une limite inhérente à tout système qui s'analyse lui-même. Le cerveau humain ne perçoit pas ce qu'il n'est pas câblé pour percevoir. Et aucune grille, aussi bien construite soit-elle, ne contourne ça seule.
Ce qui change la donne n'est pas un outil mieux conçu. C'est la présence d'un regard qui n'a pas les mêmes empreintes que vous… et qui sait quoi faire de cet écart.
© S.O.L. Consulting



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