Lire son bilan sans être comptable
Ma société gagne-t-elle réellement assez d’argent pour fonctionner, résister et continuer à choisir ?
Fixer ses prix en y intégrant une marge est indispensable. Mais la marge brute n’est pas ce qu’il reste à l’entreprise. Elle doit encore couvrir les salaires, les loyers, les assurances, les outils, les impôts, les frais financiers et tous les coûts nécessaires à son fonctionnement.
Une activité peut donc vendre davantage sans renforcer réellement l’entreprise.
Lire son bilan en dirigeant consiste d’abord à regarder ce que l’activité conserve après avoir payé ce qu’elle consomme. Quels clients, produits ou contrats contribuent véritablement au résultat ? Lesquels mobilisent beaucoup de temps, de ressources ou de trésorerie pour un apport limité ? Quels coûts augmentent plus vite que l’activité ?
Il faut ensuite examiner ce qui peut réellement devenir disponible. Les clients paieront-ils dans les délais prévus ? Les stocks peuvent-ils être vendus rapidement ? La trésorerie et les autres éléments mobilisables à court terme suffisent-ils à régler fournisseurs, salaires et charges courantes ?
Enfin vient la question de la solidité. L’entreprise peut-elle absorber une hausse de ses coûts, un ralentissement économique ou la perte d’un client important ? Peut-elle financer un équipement, une innovation ou une nouvelle stratégie commerciale sans dépendre immédiatement d’un financement extérieur ?
Le dirigeant, son banquier ou un investisseur ne regardent pas seulement le chiffre d’affaires.
Ils cherchent à savoir ce que l’entreprise conserve, ce qu’elle peut mobiliser et ce qu’elle est capable d’absorber.
Comprendre son bilan, c’est vérifier si l’activité permet encore de choisir avant que la trésorerie ou l’urgence ne choisissent à sa place.
C'est cette lecture, celle d'une dirigeante terrain et non d'un comptable, que j'apporte à ceux que j'accompagne.
©S.O.L. Consulting
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